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Une habitation sucrerie à Goyave en Guadeloupe
Le site Sainte-Claire présente une configuration favorable à l'implantation humaine : un éperon dominant une rivière d'eau douce riche en poissons, une embouchure marécageuse et un relief diversifié de plaines et de collines avec, à proximité, du gibier.
Des cartes des XIVe et XVIIIe siècles permettent de repérer jusqu'à cinq habitations dans un rayon d'un kilomètre autour de l'habitation La Grange.
Des occupations de l'époque précolombienne
Leur répartition ne permet pas encore de définir des plans de carbets (maison en bois sans mur), on distingue en revanche les zones d'habitat. Le mobilier céramique exhumé permet de fournir une fourchette chronologique allant de 500 à 1200 de notre ère, ce qui correspond à l'Âge céramique « troumassoïde ».
Une habitation sucrerie
Dans la partie basse, les vestiges de maçonneries d'un bâtiment colonial ont été identifiés. Le plan du bâtiment se poursuit hors du périmètre de l'intervention archéologique, au pied du morne, où un moulin à eau a été mis au jour. Il s'agit du premier spécimen fouillé en Guadeloupe. Ce moulin est mentionné sur la carte des Ingénieurs du Roi de 1764. Il appartenait à Monsieur La Grange, voisin de l'habitation Mollard située sur le même morne.
A l'intérieur du moulin, supporté par une construction en bois enterrée, un mécanisme, actionnant rolles et roués, permettait d'écraser la canne.
En mi-pente, un bief, petit canal qui servait à alimenter en eau la roue du moulin, a été identifié. La prise d'eau se trouve dans les hauteurs, à environ cinq kilomètres de l'habitation sucrerie. Dans l'autre moitié du bâtiment se trouvaient vraisemblablement les cuves mais cette partie n'a pas été fouillée.




