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Découverte de tombes aristocratiques mérovingiennes à Saint-Dizier (Haute-Marne)
Trois sépultures aristocratiques franques (fin du Ve - début du VIe siècle après J.-C.) ont été découvertes il y a quelques jours à Saint-Dizier (Haute-Marne), à l'occasion de l'aménagement par la DDE d'une aire de service de la déviation sud de la RN4.
Chronique de site
Date de publication
21 février 2002
Dernière modification
08 février 2022
Deux hommes, l'un d'âge mûr, l'autre jeune, et une adolescente ont été inhumés avec un mobilier d'une rare richesse, témoin de leur haut rang au sein de la société mérovingienne. Chaque individu repose dans un cercueil de bois à renfort métallique et est entouré de dépôts funéraires. Les deux hommes ont à leur côté une hache, une épée, un scramasaxe.
Dans leur chambre funéraire, sont présents un bouclier, deux récipients en bronze et un en verre. Le jeune homme a une lance et un angon, mais aussi des éléments de harnachement à mettre en relation avec la tombe d'un cheval découverte à proximité.
La jeune femme porte un collier de perles d'ambre, une bague d'or à chaton de pierre ou de verre rouge, un bracelet de bronze ou d'argent. Une cinquantaine de perles d'ambre, de bronze, d'or, de pâte de verre et de cristal de roche étaient probablement cousues sur un vêtement retenu par deux paires de fibules, l'une cloisonnée, l'autre digitée en argent. À ses côtés, se trouvent un couteau en fer, un récipient de terre cuite, un bassin en bronze, deux en verre et une monnaie d'argent.
Aujourd'hui, les sépultures de Saint-Dizier s'inscrivent dans un ensemble plus vaste de découvertes. De telles « tombes de chefs » ont été reconnues à Charleville-Mézières (Ardennes), Lavoye (Meuse), Chaouilley (Meurthe-et-Moselle). Toutes pourraient correspondre à la première expansion franque par Clovis dans cette région après la bataille dite de Soissons, en 486, contre Syagrius, représentant de l'autorité romaine en Gaule. Ces quelques tombes d'époque précoce en seraient les témoins archéologiques.
La jeune femme porte un collier de perles d'ambre, une bague d'or à chaton de pierre ou de verre rouge, un bracelet de bronze ou d'argent. Une cinquantaine de perles d'ambre, de bronze, d'or, de pâte de verre et de cristal de roche étaient probablement cousues sur un vêtement retenu par deux paires de fibules, l'une cloisonnée, l'autre digitée en argent. À ses côtés, se trouvent un couteau en fer, un récipient de terre cuite, un bassin en bronze, deux en verre et une monnaie d'argent.
Aujourd'hui, les sépultures de Saint-Dizier s'inscrivent dans un ensemble plus vaste de découvertes. De telles « tombes de chefs » ont été reconnues à Charleville-Mézières (Ardennes), Lavoye (Meuse), Chaouilley (Meurthe-et-Moselle). Toutes pourraient correspondre à la première expansion franque par Clovis dans cette région après la bataille dite de Soissons, en 486, contre Syagrius, représentant de l'autorité romaine en Gaule. Ces quelques tombes d'époque précoce en seraient les témoins archéologiques.

Une des tombes masculines
© L. de Cargoüet/Inrap

Une des tombes masculines
© L. de Cargoüet/Inrap

Relevé des ossements et des objets de la chambre funéraire d'une des tombes masculines
© L. de Cargoüet/Inrap

Cette bague en or, à chaton plat non décoré et aux épaules ornées d'une filigrane d'or, a été retrouvée à l'emplacement de la main droite du défunt.
© L. de Cargoüet/Inrap

La face supérieure de ce pommeau d'épée présente un décor zoomorphe constitué de trois chefs d'oiseau gravés et disposés en triangle.
© L. de Cargoüet/Inrap

La face inférieure de ce pommeau d'épée est gravée d'une inscription runique. Il s'agit de la première inscription runique mérovingienne provenant d'une sépulture masculine en France (étude Svante Fischer).
© L. de Cargoüet/Inrap

Principales verreries retrouvées dans les trois tombes.
© L. de Cargoüet/Inrap

Ce bassin en bronze, à rebord orné de perles obtenues au repoussé, a été déposé en position retournée sur le cercueil de la jeune fille, à hauteur des pieds.
© L. de Cargoüet/Inrap
Archéologue responsable d'opération : Marie-Cécile Truc (Inrap Grand-Est)
Contrôle scientifique : Robert Neiss (SRA/DRAC de Champagne-Ardenne)
Aménageur : DDE de Haute-Marne