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L'hôpital protestant de La Rochelle

Reportages d'actualité
Publié le
26 avril 2010
Mis à jour le
08 janvier 2018
Visite du site avec Jean-Paul Nibodeau, archéologue responsable scientifique, Mickael Augeron, historien, et Isabelle Souquet-Leroy, archéo-anthropologue, Inrap
En 1765, des notables rochelais font l'acquisition de deux maisons avec jardins pour y établir un hospice. Les jardins furent utilisés comme cimetière pour l'hôpital, mais également par une bonne partie de la communauté protestante de la ville, jusqu'à sa fermeture en 1792.
Fait probablement unique au XVIIIe siècle, la fondation de l'hospice protestant de La Rochelle, si elle fut discrète pour ne pas incommoder les autorités religieuses, ne put se faire qu'avec l'approbation du pouvoir civil. Les documents d'archives sont éloquents et plus particulièrement les actes notariés qui indiquent clairement que les biens acquis sont destinés à l'accueil des pauvres et des malades de la communauté protestante afin de les soustraire au prosélytisme pratiqué par les religieux des autres hôpitaux. La population inhumée dans le cimetière peut être appréhendée grâce aux registres des sépultures, partiellement conservés.
Dans ce contexte bien précis, les données archéologiques, parfois peu explicites, prennent une nouvelle dimension. La profusion d'installations sanitaires, les rares fragments de pots à pharmacie et les éventuels instruments chirurgicaux sont les uniques témoins de la vie matérielle de l'hôpital. Parallèlement, les pratiques chirurgicales observées sur certains inhumés ainsi qu'une population âgée présentant de nombreuses pathologies, montrent que nous sommes en présence d'un recrutement particulier. Son étude devrait mettre en évidence qu'il est représentatif d'un cimetière d'hôpital de cette époque et ainsi constituer un référentiel.
Fait probablement unique au XVIIIe siècle, la fondation de l'hospice protestant de La Rochelle, si elle fut discrète pour ne pas incommoder les autorités religieuses, ne put se faire qu'avec l'approbation du pouvoir civil. Les documents d'archives sont éloquents et plus particulièrement les actes notariés qui indiquent clairement que les biens acquis sont destinés à l'accueil des pauvres et des malades de la communauté protestante afin de les soustraire au prosélytisme pratiqué par les religieux des autres hôpitaux. La population inhumée dans le cimetière peut être appréhendée grâce aux registres des sépultures, partiellement conservés.
Dans ce contexte bien précis, les données archéologiques, parfois peu explicites, prennent une nouvelle dimension. La profusion d'installations sanitaires, les rares fragments de pots à pharmacie et les éventuels instruments chirurgicaux sont les uniques témoins de la vie matérielle de l'hôpital. Parallèlement, les pratiques chirurgicales observées sur certains inhumés ainsi qu'une population âgée présentant de nombreuses pathologies, montrent que nous sommes en présence d'un recrutement particulier. Son étude devrait mettre en évidence qu'il est représentatif d'un cimetière d'hôpital de cette époque et ainsi constituer un référentiel.
Intervenants
Jean-Paul Nibodeau, archéologue responsable scientifiqueDurée :
00:04:42
Réalisateur :
Mickael Lefrançois
Production :
TSVP, Inrap
© Inrap - Tournez S'il Vous Plaît
Année :
2010
Podcast